Paul encourage Timothée à ne pas reculer devant le témoignage de Jésus ni devant les souffrances liées à l’Évangile. Il lui rappelle le don reçu, la grâce antérieure à leurs œuvres et la présence de l’Esprit qui aide à garder ce qui a été confié.
Un feu peut perdre de sa vigueur sans être éteint. Paul demande à Timothée de raviver le don de Dieu reçu par l’imposition de ses mains. Il ne lui demande pas de devenir quelqu’un d’autre. Il l’invite à reprendre soin de ce qui lui a déjà été confié et à l’employer avec fidélité.
La peur peut rendre ce don silencieux. Nous craignons d’être mal compris, de manquer de compétence ou de souffrir davantage. Paul rappelle que Dieu nous a donné un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. Ces trois qualités se tiennent ensemble : le courage chrétien ne devient ni brutalité ni agitation incontrôlée.
Timothée est invité à ne pas avoir honte du témoignage de Jésus, ni de Paul prisonnier. L’association avec un homme incarcéré peut coûter de la réputation. La fidélité se révèle aussi lorsque nous refusons de nous éloigner d’une personne simplement parce que sa situation menace notre image.
Paul ne cache pas que le service de l’Évangile implique des souffrances. Il demande de les partager avec l’aide de la puissance de Dieu. Cela ne revient pas à chercher des difficultés pour prouver notre foi. Il s’agit de ne pas renoncer à la vérité et à l’amour dès que leur fidélité a un coût.
Cette force prend sa source dans la grâce. Dieu nous a sauvés et appelés selon son dessein, sans faire de nos œuvres la cause de son accueil. Cette grâce, donnée en Jésus-Christ, a été manifestée par sa venue. Il a vaincu la mort et mis en lumière la vie et l’immortalité par l’Évangile. Le courage de Timothée reçoit ainsi un horizon plus large que le danger présent.
Paul peut dire qu’il sait en qui il a cru. Son assurance repose sur une personne fidèle, capable de garder ce qu’il lui a confié. Il invite alors Timothée à garder le bon dépôt par le Saint-Esprit. Nous ne protégeons pas l’Évangile par une crispation solitaire ; nous en restons les serviteurs avec l’aide de Dieu.
Aujourd’hui, raviver le don peut commencer simplement : reprendre une tâche délaissée, préparer une parole de témoignage ou rejoindre une personne que nous avions évitée par crainte. Nous pouvons demander une force calme, un amour concret et un jugement sobre. Le Seigneur ne mesure pas notre fidélité au bruit qu’elle fait. Il nous appelle à employer ce qu’il nous a donné, sous la garde de son Esprit.