Jean voit un ciel nouveau, une terre nouvelle et la cité sainte qui descend d’auprès de Dieu. Cette vision porte l’espérance chrétienne vers son accomplissement : Dieu habite avec son peuple, et la mort ne règne plus.
Jean voit un ciel nouveau et une terre nouvelle. L’avenir annoncé ne se réduit pas à un changement de calendrier ou à une amélioration de nos habitudes. Dieu renouvelle la création. Ce que le mal et la mort ont abîmé ne constitue pas sa dernière parole sur le monde.
La cité sainte descend du ciel, d’auprès de Dieu. L’image nous apprend que l’accomplissement est reçu. Nous ne bâtissons pas nous-mêmes la demeure définitive en additionnant assez de progrès. Notre travail pour la justice et la paix a une valeur réelle, mais l’espérance finale repose sur l’action de Dieu.
Une voix annonce que sa demeure est avec les humains. Ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Le centre de la vision est cette présence. Nous attendons plus que des circonstances enfin favorables : une communion où ce qui nous sépare de Dieu n’aura plus de place.
Il essuiera toute larme de leurs yeux. Cette promesse est d’une délicatesse immense. Les larmes ne sont pas balayées comme un détail regrettable. Dieu les rejoint personnellement. Nos deuils, nos blessures et les douleurs que personne n’a su comprendre ne seront pas simplement oubliés dans une joie impersonnelle.
La mort ne sera plus ; le deuil, les cris et la douleur disparaîtront. Il ne nous est pas demandé de prétendre qu’ils sont déjà absents. Nous les connaissons encore et avons besoin d’être accompagnés. La promesse nous permet de les regarder comme des ennemis dont le règne prendra fin, plutôt que comme la définition éternelle de notre existence.
Celui qui siège sur le trône déclare qu’il fait toutes choses nouvelles. Il demande que ces paroles soient écrites parce qu’elles sont dignes de confiance et vraies. L’espérance ne repose pas sur la facilité à imaginer ce monde. Elle s’appuie sur celui qui parle et sur Jésus ressuscité, en qui la victoire sur la mort a déjà commencé.
Au terme de ce cycle de lectures, nous n’avons pas besoin de dresser un bilan parfait pour recevoir cette promesse. Nous pouvons présenter à Dieu ce qui a grandi, ce qui reste blessé et ce que nous ne comprenons toujours pas. Puis reprendre la marche avec une attention renouvelée aux larmes des autres. Les essuyer aujourd’hui, autant que nous le pouvons, témoigne humblement de l’avenir que Dieu prépare : sa présence avec nous, et une vie que la mort ne pourra plus défaire.